Concours CPIP

Forum des conseillers pénitentaires d'insertion et probation. (candidats, élèves-stagiaires, titulaires)
 
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 Oral CPIP 2015

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lilou
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Mer 27 Mai 2015, 22:03

flostef57 a écrit:
lilou a écrit:
charlène a écrit:
un projet de RPP,

PPR ? Smile

euh c'est quoi le PPR?

http://www.justice.gouv.fr/art_pix/CahEtudesPenitCrim31.pdf

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illusi0n
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Mer 27 Mai 2015, 22:22

charlène a écrit:
que je ne fais rien pour lui que je suis nulle et feignante, comment réagir ?

Dieu merci ça n'arrive jamais, nous sommes tous leur CPIP idéal .......








Bon courage dans l'attente (et promis j'arrête d'abuser des émotionnes aussi)
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ByTheWay



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Mer 27 Mai 2015, 22:52

A mon tour, mon sujet: le sportif doit il être un citoyen exemplaire?  
Le jury, 2 DPIP, 1 CPIP, un lieutenant (mais je ne sais plus trop, oui, le stress fait perdre la mémoire )
En tout cas, un jury bien veillant.
Forcément des questions sur mon parcours, mon grand âge, comment je me positionnerais avec des collègues de promo plus jeunes que moi, est ce que j'ai vraiment besoin d'une formation à l'ENAP?
Une seule mise en situation, un collègue sent l'alcool que faites vous?
Pour le sujet, j'ai tenu 10mn. Le jury m'a posée quelques questions qui nous ont menés jusqu'à l'entrée au Panthéon de 4 Résistants. Donc loin du sujet, mais pas tant que ça. Rétrospectivement, j'aurais dû me raccrocher un peu plus aux branches pour faire le lien avec le sujet. Boulet
Voilà je ne vais pas en dire plus, parce que je pourrais passer ma nuit à refaire mon oral...
J'aurais dû leur demander leurs numéros de portables pour pouvoir rectifier et préciser mes réponses. Wink
Ben quoi  Shocked ? C'est important de pouvoir maturer ses réflexions et réfléchir à d'autres pistes.

Pour info un autre sujet d'aujourd'hui: La France est-elle encore une grande nation? Un autre sur la santé.
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jcb54



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 00:11

Bonsoir, je me lance, mon sujet du jour était "le stress au travail". Coup de bol je pense. Je prépare un diplôme d'études sociales avec droit du travail, institutions représentatives du personnel, protection sociale...
J'ai parlé de la mise en place récente des CHSCT y compris dans le public, de Benoît Hamon qui dépose un projet de loi visant à intégrer le burn-out dans les maladies professionnelles, de la montée du chômage, de la précarité (Hausse des CDD et interim par rapport aux CDI), des openspace, un peu du compte pénibilité, des visites médicales du travail qui n'ont lieu que tous les 2 ans contre 1 an auparavant... Voilà en gros. Ils ne m'ont posé aucune question là-dessus. Les 10 à 15 minutes sont passées très très vite sur ce sujet.
3 membres du jury : 2 DPIP et un CPIP. C'était le CPIP le plus tenace. Mais les trois ont été bienveillants.
Ensuite, pas de mise en situation.
Des questions sur mon mon parcours, mes motivations, ce que j'ai retenu du stage de 2 jours et pour terminer, "il vous reste une minute pour nous indiquer pourquoi vous feriez un bon CPIP".
Je suis plutôt satisfait.
Mais on ne peux jamais savoir.
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lilou
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 08:44

jcb54 a écrit:
des visites médicales du travail qui n'ont lieu que tous les 2 ans contre 1 an auparavant...
et au regard de mon expérience des médecins du travail de l'AP c'est pas plus mal....! les 3 que j'ai pu voir avaient l'air d'avoir 110 ans... et pas toutes leurs dents d'ailleurs :/

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jcb54



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 08:51

Ne serait-ce pas une légère généralisation hâtive ?
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Melbred83



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 10:22

Bonjour à tous , je suis passée hier , le sujet La démocratie est elle en danger ? , un sujet large et d'actualité .
Suivi de questions sur ma motivation , comment j'ai découvert le métier de Cpip , ce qu'il m'a plu lors du stage , la mobilité du concours .
Pour la mise en situation : un collègue utilise la voiture de service pour ces besoins personnels comment réagissez vous .

Voilà , bonne chance à ceux qui passent aujourd'hui .
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frankipénal



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 15:41

Bonjour à toutes et tous,

J'ai passé l'oral hier, ça s'est bien passé, même si mon sujet ("Y a-t-il un lien de subordination entre l'administration et le Gouvernement ?) n'était pas facile. J'ai fait l'exposé sous l'angle du droit (c'est ma formation ) et conclu sur la mission du SPIP. Soit le sujet ne leur parlait pas du tout, soit mon exposé était bon/bidon, mais quoi qu'il en soit ils ne m'ont posé aucune question dessus.

Puis ensuite chacun des membres du jury m'a posé une mise en situation (3 DPIP et une CPIP, 1 homme/3 femmes), auxquelles j'ai bien répondu sans qu'il y ait de blancs ou de "euh..." interminables et flippants. L'ensemble de l'entretien était donc classique, avec des questions classiques "Que faites vous si le JAP décide de ne pas tenir compte de votre rapport ?" ou encore "Quelle différence faites-vous entre empathie et compassion ?" et "Vous avez effectué des stages en cabinets d'avocats, pourquoi alors vouloir être CPIP ?".

J'ai été agréablement surpris de voir que mon expérience n'avait pas été mal perçue par le jury (en même j'ai pas trop insisté dessus en disant que je ne donnais que des cours à une personne détenue de manière bénévole ^^).

Bref pas d'impressions particulièrement positive ou négative, le jury étant resté globalement neutre mais pas froid.

De toute façon, on verra tous le 19 !

Bon courage à celles/ceux qui doivent le passer ces jours-ci
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 16:18

Merci pour tout vos retours
Hummmm ....différence entre empathie et compassion ....question intéressante franchement, merci pour le retour.
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FannyD



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 20:30

Bonsoir à tous,

Merci pour tous les retours de vos oraux, c'est vraiment sympa d'avoir des échanges comme ça et ça ne peut être que bénéfique pour les futurs candidats!  
C'est donc à mon tour d'apporter ma petite pierre à l'édifice! :-) Je suis passée cet après-midi. Mon jury était composé de 4 DPIP, 2 femmes et 2 hommes.
Mon sujet de culture gé était: "Les notes ont-elles encore leur place au sein de l'Education nationale". Sujet plutôt classique et d'actualité! Je n'ai eu qu'une seule question: "Qu'en pensez-vous personnellement?".
Et là, avalanche de mises en situation: "Vous suivez un probationnaire alcoolique, il vous annonce qu'il a réduit sa consommation de 6bouteilles à 2, comment réagissez-vous?; Cette même personne vous dit qu'il a vendu sa voiture pour ne plus être tenté, que répondez-vous?; Votre chef vous demande de le remplacer pour une réunion, que répondez-vous?; Votre chef vous demande de modifier votre rapport et de proposer un autre aménagement de peine, que faîtes-vous?; Finalement le JAP vous donne raison, quelle est votre réaction?; Votre chef vous annonce que votre service ouvrira tous les samedis matins, vous demandez votre mutation?; Vous recevez une PPSMJ lors d'un entretien, vous faîtes quoi?" Etc...j'en oublie certainement!
J'ai eu seulement deux questions: "Pensez-vous que le métier de CPIP est dangereux? Pensez-vous être capable de pouvoir parler des circonstances d'un crime?".
Aucune question "technique" ou plus "personnelle", rien sur les qualités/défauts, rien sur le parcours scolaire ou professionnel, rien sur les missions du CPIP...ça m'a laissé plutôt perplexe à la sortie de l'entretien! On verra bien
C'est passé tellement vite, j'avais envie d'y rester encore pour pouvoir dire tout ce que j'avais à dire! Je répondais à la dernière mise en situation et puis l'alarme du téléphone de l'un des DPIP s'est mis à sonner, je me suis dit qu'il avait un appel important...et non c'était la fin de l'entretien! Les autres membres du jury ont eu la même réaction que moi "Déjà?".

Voilà pour mon expérience! Bon courage aux derniers candidats demain! Il suffit d'attendre les résultats maintenant ^^  

A bientôt!  
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frankipénal



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Jeu 28 Mai 2015, 20:52

De rien !

Oui concernant cette question

j'ai dit en gros que le CPIP devait conserver une certaine distance vis à vis des personnes détenues, en sachant faire la différence entre empathie et compassion, qui lui peut vite dériver vers la complainte alors que le CPIP est justement là pour certes savoir écouter le détenu, mais aussi et surtout aider le détenu à se réinsérer dans la société via un véritable projet de réinsertion.
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Eliome



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 00:03

Pour les derniers courageux demain, voici mon sujet d'aujourd'hui.

"Externet et les jeux vidéos" (me demandez pas ce qu'est Externet...). D'autres sujets sont tombés aussi : Les évaluations à l'école sont-elles obsolètes? Le redoublement...

Questions classiques : décrivez-vous, qualités/défauts, obligations des fonctionnaires?, avez-vous peur de la mobilité?, comment réagissez vous face à l'agressivité?
Et questions un peu moins classiques : Connaissez vous le secret professionnel partagé? Pouvez vous nous parler de la réforme pénale?

Et plusieurs mises en situation assez pointues.
1) Vous êtes au pôle TIG et vous avez un jeune à placer, non véhiculé. Le maire de la commune de résidence du jeune est un de vos partenaires TIG mais ne veut pas prendre le jeune en question en raison de son passé de délinquant sexuel, que faites-vous (avec le maire et avec le jeune)?
2) Une personne en suivi socio judiciaire, avec interdiction de fréquenter les lieux avec des mineurs, veut déménager dans un village, que faites-vous? (sous entendu avec le JAP, avec la personne...)
3) Une personne en milieu fermé sort un portable en entretien.

Voilà, jury bienveillant et souriant Smile

Bon courage aux derniers ! Ça fait du bien quand c'est passé!
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elicau



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MessageSujet: Sujet du jour...   Ven 29 Mai 2015, 00:30

Je suis passée ce matin (je viens juste de rentrer, après avoir enchaîné train et spectacle de chorale de ma fille... je suis morte!).

Mon sujet : le "juste milieu"
J'ai entendu aussi La propagande, la discrimination positive, La collection est-elle une passion (ou un truc de ce genre)

3 membres du jury : un CPIP, une DSPIP et un formateur? CPIP j'ai pas bien saisi dans le stress

Pas de gros soucis pour la présentation du sujet, quelques questions en rapport avec ce que j'avais dit mais un des jury m'a dit "pour moi c'est bon je n'ai rien à ajouter"

Mises en situation : un condamné pour conduite en état d'ivresse vous annonce qu'il peut commencer l'indemnisation des victimes car il a trouvé une mission en interim sauf qu'il a du conduire. On m'a précisé ensuite qu'il avait un retrait de permis. Que faites-vous?

et la classique : vous croisez un collègue qui prend un verre avec une PPSMJ suivie par le service un soir, que faites-vous?

Des questions sur mes motivations, pourquoi ce métier (et là j'ai perdu mes moyens... une cata... le stress).
Quel est le défaut qui peut me nuire dans la profession de CPIP?
Des questions sur le code de déontologie des personnels de l'administration pénitentiaire, ce que je pensais du devoir "d'aide et d'assistance" envers mes collègues.
Comment je réagis face à un conflit vis à vis de mes collègues? de ma hiérarchie?
Ce que la formation à l'Enap pouvait m'apporter (autre que le juridique car ce n'est pas ma branche)
Les règles européennes de probation? La contrainte pénale?

Qu'était le rôle du CPIP vis à vis des victimes et son champ d'action?...

Et pour conclure : avez-vous quelque chose à ajouter?

Je ne sais pas quoi penser de mon oral, maintenant je vais me vider la tête et attendre... Encore merci à O. dont j'ai fait la rencontre en sortant de l'oral et avec qui j'ai tué le temps de façon super agréable (calinou au chien!)
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Ange-C



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 01:11

frankipénal a écrit:
De rien !

Oui concernant cette question

j'ai dit en gros que le CPIP devait conserver une certaine distance vis à vis des personnes détenues, en sachant faire la différence entre empathie et compassion, qui lui peut vite dériver vers la complainte alors que le CPIP est justement là pour certes savoir écouter le détenu, mais aussi et surtout aider le détenu à se réinsérer dans la société via un véritable projet de réinsertion.


Tu peux être dans la compassion même si ce n'est pas recommandé mais je ne sais pas la PPSMJ vient de perdre sa mère tu peux à mon sens avoir ce sentiment.
Il faut effectivement être dans l'empathie et non dans la sympathie avec les proba/détenus.
Et sinon juste pour faire ma chi****, ne pas oublier que le métier de CPIP ce n'est pas de l'aide mais de l'accompagnement et qu'il n'y a pas que le projet de réinsertion il y a aussi donner du sens à la peine/mesure, travailler sur les facteurs de passage à l'acte, contrôler les obligations patati patata....
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esme10



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 01:39

Je rejoins Frankipénal, pour moi c'est exactement ça la différence entre empathie et compassion: la distance émotionnelle.

Donc dans le cadre du boulot, empathie=comprendre la situation de l'autre; compassion=ressentir les emotions/ sentiments..

Je dirai donc qu'il faut dans la mesure du possible éviter la compassion et savoir prendre du recul, même si c'est parfois compliqué.
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mylene



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 07:50

Ange-C a écrit:
Il faut effectivement être dans l'empathie et non dans la sympathie avec les proba/détenus.
Et sinon juste pour faire ma chi****, ne pas oublier que le métier de CPIP ce n'est pas de l'aide mais de l'accompagnement et qu'il n'y a pas que le projet de réinsertion il y a aussi donner du sens à la peine/mesure, travailler sur les facteurs de passage à l'acte, contrôler les obligations patati patata....
Oui alors là on peut tergiverser pendant des plombes , je me souviens  de 3 heures de formation ENAP où on nous a expliqué  que si nous ne nous appelions plus éducateurs c'était parce que l'éducateur "accompagnait" alors que nous  CIP , nous n'accompagnions pas , nous étions des techniciens ... en même temps  pendant 18 ans on m'a expliqué que je n'étais pas travailleur social et depuis 8 mois on m'explique que si , mais oui , mais non . Bref , j'ai beau être très  très sensible à la sémantique , il y a un moment  où il faut pas trop jouer, et la formule à l'emporte pièce de "l'aide /contrainte" pour  parler vite fait de notre boulot  me parait pas trop déconnante
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 08:32

Un vrai lavage de cerveau pour Elicau
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Ananasss



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 15:28

Bonjour,
Je suis passée hier matin, j'ai eu comme sujet "comment peut on expliquer la banalisation de la violence?". Sujet intéressant sur lequel il ya beaucoup à dire, trop sans doute (j'ai d'ailleurs paniqué et perdu mes moyens ce qui explique mon exposé succinct et très incomplet). J'ai ensuite eu beaucoup de questions sur le sujet, une quinzaine je dirais. Puis une question sur mon parcours, sur le stage et deux mises en situations que j'ai trouvées complexes.

Le jury a en revanche été très avenant, il m'a mise à l'aise ce qui a permis au stress de disparaître à mesure que l'oral avançait.

Bon courage à ceux qui passent aujourd'hui
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ALEXOU



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MessageSujet: Certains sujets étaient délicat!!   Ven 29 Mai 2015, 16:23

Effectivement quand j'ai passé l'oral une fille aussi avait eu le sujet "existe t'il un lien de subordination entre le gouvernement et les administrations" sujet sans doute plus adapté pour des esprits juridiques....

Pour ma part moi en matière de motivation...J'ai joué la carte de l'humour et du fait de mon profil atypique en disant que j'allais apporté de la fraicheur par rapport à tous ses masters en droit pénal et autre domaine du droit....J'ai fait rire le jury...Ce qui ne veut pas d'ailleurs dire que ce soit nécéssairement positif.....Merci en tous cas pour toute les infos qu'apporte ce forum....
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elicau



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 17:20

14 a écrit:
Un vrai lavage de cerveau pour Elicau

Je confirme... Mais bon, il n'y a pas mort d'homme, au pire je fais mieux l'année prochaine!
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Castoridae



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 18:07

Long Time Lurker, First Time Poster, comme ils disent.

Bonjour. Je me présente vite fait: je postule au concours pour la seconde année consécutive, j'ai été admissible les deux années, et le premier oral s'est mal terminé (les membres du jury sont resté aimables et courtois jusqu'au bout, tant et si bien que j'ai cru que ça c'était pas trop mal passé.... et puis la note est tombée) et j'ai été cuisiné par le jury pour la seconde fois mardi dernier (cette fois-ci par quatre membres au lieu de trois).

Je traîne dans le coin depuis quelques temps, mais je n'avais par superstition jamais posté (même pas honte).

Mais bon, maintenant que l'oral est passé, je me sens le besoin de rajouter mon récit à la masse afin d'exorciser quelque peu mes craintes (et aussi parce que l'angine que j'ai ramené de Paris me force à rester chez moi).

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Fort bien.

Convoqué à 14 heure 30, je me présente une demi heure plus tôt, dépose les papiers demandés, signe l'émargement et demande vers quelle heure je dois passer afin d'aller prendre l'air:
L'an dernier, entre le fait d'avoir eu à attendre plus de 2 heures 30 dans une salle d'attente surchauffée et le costume 3 pièce que j'avais enfilé pour l'occasion, j'étais arrivé devant le jury trempé de sueur, les vêtements et les cheveux ruisselant de transpiration.

Échaudé par cette première expérience, je me suis présenté cette année sans cravate ni haut de costume, puis, quand je sus que je serai appelé vers 14h45, j'ai filé à l'extérieur respirer le bon air bien frais et plein de gaz d'échappement et éviter de me retrouver avec une chemise rendue transparente par la sueur. On a beau dire que l'apparence est secondaire, arriver frais et dispo ce coup-ci m'a certainement mieux servi qu'arriver dégoulinant de sueur l'an passé.

***

Je reviens à l'intérieur à 3 heure moins 20, on m'appelle 5 minutes plus tard, et me voilà parti pour l'oral.

Le sujet du jour:
"Existe-il-une tyrannie de la mode?"
Pour être tout à fait franc, j'ai préféré ce sujet à celui sur lequel j'étais tombé l'année dernière:
intitulé "Qu'est-ce que le sentiment d'insécurité?", il semblait beaucoup plus pertinent vis à vis du métier, ce qui m'avait pousser à vouloir en dire un maximum: j'avais bouffé les 15 minutes accordées à la présentation, et si on y rajoute les questions du jury sur le sujet, il ne me restait à la toute fin que 6-7 minutes grand maximum pour présenter ma motivation et faire les mises en situation.

Cette fois-ci, la présentation du sujet et la seule question posée par un membre du jury ("peut-on dire qu'il existe une tyrannie de la mode en prison?") qui s'y rapportait directement furent expédiées en 10 minutes, me laissant beaucoup plus de temps pour présenter mes motivations, répondre aux question et gérer la mise en situation.

J'ai donc présenté la raison pour laquelle je me suis intéressé au travail des SPIP, qui dans mon cas a au moins le mérite d'être original: urbaniste de formation, j'avais commencé à me spécialiser dans les banlieues pavillonnaires américaines: de là je me suis intéressé à l'actualité des USA, puis à son système judiciaire et pénal, et de là, à la criminologie, qui s'est révélée à être une discipline assez cousine avec celles que j'étudiais et qui en fait me plaisait beaucoup. J'ai ajouté que j'avais acquis la conviction que tout système judiciaire avait besoin d'être soutenu par des services de probation efficaces pour pouvoir remplir correctement sa mission et que rejoindre cette profession là me permettrait d'avoir un travail utile.

***

Après cela sont venues d'abord les questions concernant mon profil et ma motivation, beaucoup, Beaucoup plus nombreuses que l'année dernière (à ce sujet, le jury était visiblement bien rodé: chaque membre avait un domaine de questions particulier -dans l'ordre: question sur le sujet; questions sur le profil/la motivation; mise en situation; question sur ma recherche d'emploi- et les questions s'enchaînaient sans temps mort, et sans me laisser le temps de reprendre mon souffle).

Question 1:
Vous parlez plusieurs langues, avez vécu à l'étranger, en quoi cela pourrait-il servir le SPIP?
-> L'entrée en matière était facile: j'ai mis l'accent sur le fait que la criminologie est une matière très portée par les pays anglo-saxons, que même certains textes de criminologie écrit en Français sont remplis de citations et de références vers des textes écrits en anglais, et que puisqu'on demande aux CPIP d'avoir un bon niveau en criminologie, l'anglais est un must pour se maintenir à jour dans la matière.

Question 2:
Au vu de votre profil très universitaire, ne pensez-vous pas être plus fait pour un travail d'enseignant/chercheur ou dans des postes de direction?
-> Là, j'ai mis l'accent sur le besoin d'acquérir une connaissance de terrain. Je n'ai pas fait l'erreur de prétendre vouloir rester CPIP ad vitam æternam (les membres du jury ne m'auraient pas cru, même sil est possible que je m'y plaise tellement que je reste CPIP jusqu'à 70 ans, on sait jamais) et d'être complètement inintéressé par une évolution de carrière vers la recherche ou des postes de direction, mais j'ai tout de suite annoncé que ça n'était pas quelque chose que je considérerai avant d'avoir 10-15 ans de carrière et d'expérience.
De plus, j'ai eu à subir à plus d'une reprise un catch 22 assez insupportable durant ma recherche d'emploi: quand je postule pour des métiers qui correspondent à mon niveaux de formation, on me refuse sous prétexte que je manque d'expérience; quand je me porte candidat à des postes qui demandent moins de qualification, on ne me prends pas sous prétexte que je suis sur-qualifié: comment pourrais-je acquérir l'expérience professionnelle qu'on exige de moi dans les postes qui correspondent à mon profil si on ne me laisse pas l'acquérir?
Bon, devant le jury, j'ai cherché à ne pas paraître aigri et ai surtout mis l'accent sur la nécessité d'acquérir une expérience de terrain avant de pouvoir prétendre à des postes plus prestigieux, j'espère surtout que mon agacement à entendre cette question une énième fois ne s'est pas trop fait sentir. (Après tout, les membres du jury n'y sont pour rien si j'ai subi des expériences déplaisantes)

Question 3:
Vous avez visiblement beaucoup de connaissances et un parcours plutôt atypique, dites nous en quoi ces caractéristiques apporteront quelque chose au SPIP, quel est votre "petit plus"?
-> Alors , j'ai eu un grand moment de solitude paniquée. Je sais parfaitement ce qu'est mon "petit plus": l'érudition, le fait que j'apprends vite et retiens facilement les informations, mon background en sciences sociales, mes connaissances et mon expérience de l'étranger... J'avais préparé le pitch pour vendre mes points forts longtemps à l'avance, sauf que le pitch que je m'étais préparé ne traitait pas du Comment ces points forts allaient faire de moi un bon CPIP; et même si je me faisait une idée assez précise du Pourquoi et Comment ces points forts pouvaient faire de moi un bon CPIP, transcrire cette idée en mots de manière improvisée, ça n'est pas simple du tout.
J'ai dû passer 10-15 (peut-être 20?) secondes à chercher mes mots. Ce passage à vide n'a pas dû durer plus longtemps, mais Dieu que ça m'a parut Long. Finalement, j'ai réussi en retomber plus ou moins sur mes pieds en arguant du fait que je serai capable faire le lien entre mes connaissances livresques et les individus que j'aurai en face de moi et donc que je saurai bien sélectionner et argumenter en faveur des programmes de réinsertion/prévention de la récidive les plus efficaces parmi l'assortiment de mesures disponibles.

Question 4:
Quel serait l'aspect du métier de CPIP qui vous plaira le plus?
-> Quel soulagement: alors que je dépatouillait tant bien que mal de la précédente, cette question fut une véritable bouée de sauvetage: j'ai tout de suite fait le lien avec ma réponse précédente en disant que c'était l'évaluation des probationnaires, faire le lien entre les savoirs criminologiques et les cas particuliers que j'aurai à traiter, identifier les meilleurs mesures... Je n'ai même pas eu à forcer mon enthousiasme, vu qu'il s'agit vraiment de l'aspect du métier qui m'attire le plus.

Question 5:
Comment voyez-vous votre place au sein d'une équipe du SPIP?
-> J'ai réussi à arracher quelques rires au jury en répondant "Au début, ma place sera celle du petit nouveau débutant à qui on apprends les ficèles du métier". Ensuite, j'ai mis l'accent sur le fait que quand bien même les dossiers sont assignés de manière individuelle la communication entre CPIPs était essentielle (un collègue peut avoir eu à traiter des dossiers de probationnaires venant de la même zone géographique et avoir des informations pertinentes par exemple) et qu'il fallait savoir s'appuyer sur ses collègues pour être efficace.
Par contre, j'ai complètement zappé le fait qu'une équipe de SPIP ne se compose pas simplement de conseillers et directeurs et complètement oublié de mentionner les autres professions, et ce alors même qu'il y avait une attachée d'administration dans le jury. Malin, ça....

Question 6:
Quel sera votre rapport vis à vis du JAP?
-> Pour moi qui ne suis pas juriste, les questions d'organigramme et de rapports au sein de l'administration judiciaires sont redoutables, vu que là je me retrouve complètement en dehors de mon domaine d'expertise. Ceci dit, je m'attendais à une question de ce type vu que:
1. Il s'agit de voir si le candidat a au moins une petite idée de l'endroit où il se place au sein de la hiérarchie
2. Plusieurs CPIP et DPIP se sont plaints ces dernières années d'avoir à gérer des collègues "frustrés de la magistrature", c'est à dire des juristes de formation qui souhaitaient à la base devenir magistrats et singeaient les attitudes de ces derniers dans leurs fonctions de CPIP, ce qui n'était pas leur job et créait des problèmes.
J'ai donc tout de suite mis l'accent sur le fait que le rapport était indirect: en tant que CPIP je ne suis pas décisionnaire et mon rôle consiste à présenter mon rapport à ma hiérarchie qui le valide et le transfert vers le JAP. Là, le jury m'a poussé un peu plus loin en demandant "Et si JAP refuse de tenir compte de vos recommandations?" et ma réponse à été......
"S'il refuse de prendre en compte, il refuse de prendre en compte." avant de rajouter "Je serais sûrement très déçu mais ça n'est pas une raison pour aller faire le siège de son bureau".
Là, je ne saurais dire si je m'en suis bien tiré: je pense avoir marqué des points en rappelant que je m'inscrivait dans une hiérarchie, mais est-ce que mon manque d'empressement à défendre mon bout de gras face aux magistrats a laissé aux jury l'impression que je me laisserai trop facilement marcher sur les pieds ou au contraire, est-ce que ma conclusion leur a paru trop désinvolte... je n'en sais absolument rien.

Question 7:
Comment organiseriez-vous votre journée typique de CPIP
-> Là, j'ai répondu que je ne chercherai pas à avoir de "Journée Typique" et que je préfèrerai m'organiser semaine par semaine, en construisant mon emploi du temps de sorte à concilier les obligations administratives et les disponibilités du public. J'ai pris l'exemple d'une PPSMJ qui aurait un emploi que je chercherai à voir en dehors de ses heures de travail. Ma réponse n'a pas beaucoup plu au jury: "Travail ou pas travail, à un moment la personne devra vous voir, vous devrez la convoquer même si elle n'aime pas les horaires". J'ai été assez surpris d'être rembarré de la sorte, vu que les CPIP et DPIP que j'avais vu durant les stages et en dehors de ceux-ci semblaient tous s'accorder sur le fait que c'est à l'institution d'être conciliante, surtout quand le probationnaire est en bonne voie de réinsertion. Peut-être le jury cherchait-il à tester ma pugnacité, auquel cas je me suis complètement planté: en temps normal, je suis plutôt du genre combattif quand il s'agit de défendre mon point de vue, mais là j'avais tellement peur de braquer les membres du jury que je n'ai même pas cherché à défendre ma position.

Question 8:
À votre avis, qu'est-ce qui vous a fait défaut l'an dernier?
-> Je me suis tellement refait le film dans ma tête durant l'année écoulée que je n'ai eu aucun mal à répondre. "Comme j'avais peur de passer pour arrogant/trop certain de réussir, je n'ai pas osé me projeter dans le métier et mon premier oral s'est davantage apparenté à un exposé scolaire sur le métier de CPIP qu'à une description de la manière dont -Je- travaillerais en tant que CPIP"
La réponse était quelque peu formatée (je pense que ça s'entendait que je l'avais préparée à l'avance), mais elle n'en était pas moins plutôt juste. En fait, pour rentrer dans les détails, l'année dernière j'avais voulu mettre l'accent sur mes points forts, donc j'avais balancé au Jury du Montesquieu, parlé de l'évolution du rôle du juge à travers l'histoire, cité le code de déontologie durant la mise en situation, bref, je m'étais complètement réfugié dans l'abstraction parce que je m'y sentais en position de force, et de toute évidence, ça n'avais pas Du Tout plu au jury de l'époque. Ce coup-ci, j'ai pris le contrepied de l'année dernière, brandissant un Moi-Je très sarkozien et construisant mon attitude sur le postulat que ma titularisation était inéluctable. (Oui, je sais, on pourra me faire le reproche d'être passé d'un excès à l'autre, mais franchement je sais d'expérience maintenant qu'un oral de 30 minutes est bien trop court pour permettre de la nuance)

Question 9:
Quelle est votre opinion sur l'organisation de dialogues entre victimes et agresseurs.
-> Il fallait bien qu'une question au sujet de la réforme de la justice arrive. Mais à vrai dire, je ne pensais pas que ça tomberait sur la justice réparatrice (je n'ai même pas pensé à employer ce terme pendant l'oral par dessus le marché): je m'attendais plutôt à des questions sur les principaux points de la réforme pénale, ou sur les questions de radicalisation en prison, ou sur le développement des groupes de parole entre détenus...
Néanmoins, c'était un sujet sur lequel j'avais quelques petites choses à dire: j'ai rappelé que ces mesures n'était pas à proprement parler nouvelles vu qu'on retrouvait des traces de pratiques similaires dans des archives remontant au Moyen-Âge, puis que je pensais qu'il s'agissait d'un type de mesures qui avaient du potentiel mais qui demanderaient des années de rodages durant lesquelles elles prêteraient le flanc à toutes sortes de critiques, résistances et attaques démagogiques construites autour de faits divers montés en épingle. La DPIP qui m'interrogeait m'a alors dit "donc vous pensez qu'il s'agit de mesures intéressantes qui demandent beaucoup d'accompagnement", j'ai répondu par l'affirmative, et elle a alors laissé son voisin pendre le relais pour la mise en situation.

***

Question 10 (mise en situation):
Un individu est suivi par le SPIP depuis 17 ans, il a été arrêté et condamné à de multiples reprises, toujours pour le même délit, à savoir la conduite en état d'ivresse. Il y a six mois, une contrainte pénale a été prononcée contre lui, c'est la dernière mesure qui n'avait pas encore été testée sur lui, et aujourd'hui, vous vous retrouvez face à lui, parce qu'il a encore été arrêté ivre au volant. Comment le prenez-vous?
-> Alors, premièrement, des fois que quelqu'un cherche la petite bête, je sais que le SPIP n'existe que depuis 1999, mais comme dans le meilleurs des cas, je ne serai pré-affecté qu'en 2016, je n'ai pas cherché à pointer qu'il est à l'heure actuelle impossible d'avoir été suivi pendant 17 ans par le SPIP.
Ensuite, j'ai cherché à en savoir plus sur le scénario sur lequel on me testait, et j'ai demandé depuis combien de temps c'était moi qui le suivait personnellement.
Réponse du jury:
"Oh, vous le suivez depuis bien 2-3 ans, et puis il y a tout son passif archivé par le SPIP: tout a été testé sur lui, rien n'a marché, et il est plus que possible que vous soyez fatigué d'avoir affaire à lui"
-> Ha HA! Il s'agit donc d'une question qui censée m'emmener sur le terrain de la "fatigue compassionnelle" à l'égard d'une PPSMJ. Sujet pertinent s'il en est: si médecins et pompiers peuvent épuiser leur capacité à faire preuve d'empathie à l'égard des innocents qu'ils sont chargés d'aider, à fortiori les CPIP sont susceptible d'être affectés.
Inutile de prétendre y être immunisé: cela serait aussi crédible que de s'en aller prétendre être insensible à la fatigue, jamais de mauvais poil et toujours enthousiaste au boulot.
J'ai donc choisi un autre angle d'attaque: sans nier la possibilité que je puisse ressentir un ras-le-bol, j'ai commencé par affirmer que je ne l'exprimerai pas au probationnaire, et que quoi qu'il advienne, je prendrai le temps du nouvel entretien pour le faire parler, voir comment il se situe lui par rapport à son arrestation et j'intègrerai le résultat de l'entretien dans la mise à jour de mon évaluation: s'il reste dans le déni ("J'ai tué personne, je suis pas un criminel, je suis pas une racaille, le juge il y comprend rien à rien, etc....") ou s'il me sert un discours convenu et insincère (du genre faux repentir) qu'il croit que je veux entendre, mon évaluation sera beaucoup plus sévère que s'il montre enfin des signes d'une évolution de ses schémas de pensée.
Là j'en ai profité pour glisser une référence à la notion de désistance en notant qu'on pouvait avoir affaire à des individus qui pendant 15 ans sont comme des murs quand on leur parle, et puis un beau jour un déclic se faisait et que tous les efforts précédents qui paraissaient être sans effet portaient enfin leurs fruits, et concluais "qu'on est jamais à l'abris d'une bonne surprise".

Question 11 (mise en situation):
Et pensez-vous qu'on peut employer l'humour pour faire avancer la situation avec une PPSMJ.
-> J'ai ressorti la vieille citation de Desproges "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" et l'ai adaptée à la situation d'un CPIP, arguant qu'on peut plaisanter par exemple avec un probationnaire qui sait faire preuve d'auto-dérision, mais qu'il vaut mieux rester neutre face à un individu qui tend à prendre les plaisanteries et les sarcasmes comme des provocations ou des attaques à son encontre.

***

Question 12 (la dernière):
Depuis quand êtes vous exclusivement en recherche d'emploi et comment vous y prenez vous?
-> La réponse est resté en suspens: j'ai eu le temps de dire que j'avais cherché du travail dans le public comme dans le privé, et alors que je commençais à parler des concours auxquels j'avais participé, la demi-heure s'est achevée.

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Et voilà, le récit exhaustif de mon second oral: dans 3 semaines je saurai s'il s'agit de l'une formule du succès ou d'un autre exemple à ne surtout pas suivre.
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Emilie



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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 18:35

Ah en voilà un post intéressant !
J'espère que tu auras fait passer à l'oral le même intérêt que ton écrit a éveillé en moi et que l'Administration en tirera la conclusion qui s'impose. Ca manque de pragmatisme effectivement (par exemple, une bonne pratique des langues peut aussi servir à s'occuper des détenus étrangers de façon beaucoup plus égalitaire) mais c'est très prometteur.

En tout cas bon courage à tous pour cette dernière ligne droite.

Em'pirat

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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 19:11

A Costoridae
Question 10

........
-> Alors, premièrement, des fois que quelqu'un cherche la petite bête, je sais que le SPIP n'existe que depuis 1999,  

"Je sais, je sais", ....... exact pour 1999, mais : c'est un changement de nom, de CPAL à SPIP et d'habillage, mais le fond reste le même, les personnels sont toujours les mêmes, tout comme une bonne partie des mesures et donc tu peux très bien te retrouver avec une personne suivie depuis 17 ans par le même service .......
Modeste, vous avez dit modeste .......


Dernière édition par Emma38 le Ven 29 Mai 2015, 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 20:05

Put*** un sujet sur la mode, j'aurais été parfaite ma chérrrrriiiiiiiieee  
Et sinon Castoridae (on peut t'appeler Castor ou ça décrédibilise? Smile), merci pour ce post extrêmement complet, qui n'a par ailleurs pas du être facile à rédiger car il t'a sûrement fait revivre ton oral...

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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Ven 29 Mai 2015, 20:43

Quand je vois la précision des réponses attendues par les externes, je n'ose pas imaginé ce qui va être demandé aux internes.
La date du baptême de Taubira peut être.....
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MessageSujet: Re: Oral CPIP 2015   Aujourd'hui à 05:23

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